Le président de la Fédération de Karaté-Do du Congo (FEKACO), Maître Freddy L’Akombo, a décidé de porter la bataille sur le terrain juridique international. Lors d’un point de presse tenu ce samedi 20 juin 2026, il a annoncé avoir officiellement saisi le Tribunal Arbitral du Sport (TAS) afin de trancher la crise de gouvernance qui secoue actuellement l’instance dirigeante du karaté congolais.
Face à la presse, le dirigeant a dénoncé ce qu’il considère comme une tentative de « putsch » orchestrée contre sa personne et contre les institutions de la FEKACO. Il a réaffirmé être « l’unique président élu et légalement reconnu » de la fédération, rappelant que son mandat découle d’un processus électif qu’il estime conforme aux textes en vigueur.

Déterminé à défendre la légalité et le respect des statuts de la fédération, Freddy L’Akombo estime que seul le TAS est désormais habilité à mettre un terme aux divergences qui opposent les différentes parties. Il affirme avoir choisi la voie du droit afin d’éviter que la crise ne s’enlise davantage et ne porte préjudice au développement du karaté en République Démocratique du Congo.
Toutefois, le président de la FEKACO se dit prêt à accepter le verdict de la juridiction sportive internationale, quelle qu’en soit l’issue. « Je suis attaché au respect des textes et des procédures. Si le TAS estime que je ne suis pas le président légitime de la FEKACO, je me conformerai à sa décision », a-t-il assuré.
Cette saisine du Tribunal Arbitral du Sport ouvre un nouveau chapitre dans la crise qui secoue la Fédération de Karaté-Do du Congo. En attendant la décision de l’instance basée à Lausanne, les acteurs du karaté congolais restent suspendus à une issue qui pourrait redéfinir l’avenir de la gouvernance de leur discipline.
Divin Casimir Ng.
