Plus d’une semaine après la qualification des Léopards de la RDC à la Coupe du monde 2026 (USA, Canada, Mexique) face à la Jamaïque, l’euphorie reste intacte au sein de la population congolaise. Après 52 ans d’attente depuis la première participation en 1974, ce succès est perçu comme la fin d’une longue malédiction.
Parmi les voix qui s’élèvent, celle de l’ancien Léopard Mathieu Tovo Mozande, aujourd’hui président honoraire de l’EUFKIN Lukunga. Pour lui, cette qualification est avant tout « une grâce divine » et un motif de fierté nationale.
« Le plus important dans ce genre de rencontre, c’est de se qualifier, peu importe la manière », a-t-il déclaré.
S’il reconnaît que la prestation de l’équipe n’a pas toujours été convaincante, notamment après la défaite à domicile face au Sénégal au stade des Martyrs, l’ancien international reste confiant.
« Nous avons souffert, mais nous avons montré un meilleur visage en seconde période et en prolongation face à la Jamaïque. L’essentiel est atteint », souligne-t-il.
Optimiste, Mathieu Tovo Mozande estime que cette nouvelle génération a les moyens de faire mieux que celle de 1974.
« Aujourd’hui, nous avons des joueurs évoluant dans de grands championnats, ce qui change tout », explique-t-il.
Il cite notamment des joueurs évoluant en Europe, affirmant que la RDC ne doit pas complexer face aux grandes nations du football mondial.
La RDC, logée dans le groupe K, affrontera notamment le Portugal, l’Ouzbékistan et la Colombie lors de la phase finale. Un défi de taille, mais pas insurmontable selon lui.
« En football, la surprise est toujours possible. Même face à de grandes stars, il faut croire en nos chances », insiste-t-il.
Sur le plan technique, l’ancien Léopard Mathieu Tovo Mozande pointe toutefois une faiblesse offensive.
« La défense tient bon, mais il faut renforcer l’attaque. Ce sont même les défenseurs qui nous ont qualifiés », analyse-t-il.
Enfin, il a salué l’implication des autorités congolaises dans cette réussite, établissant un parallèle avec les moyens mis à disposition lors du Mondial 1974.
« Aujourd’hui comme hier, l’État a joué son rôle. Les joueurs doivent maintenant laver l’affront de 1974 », conclut-il, en souhaitant bonne chance aux Léopards.
Freddy TULE
