Dix ans après le sacre historique des Léopards au Rwanda, l’ancien international congolais Junior Baometu jette un regard lucide et reconnaissant sur sa carrière. Pour le défenseur, le Championnat d’Afrique des Nations (CHAN) n’a pas été qu’un simple trophée sportif, mais le véritable pilier de sa stabilité sociale et familiale.
Dans le monde du football, la gloire est souvent éphémère. Pourtant, pour certains, un tournoi peut changer une destinée à jamais. C’est le cas de Junior Baometu. Interrogé par Léopardsfoot sur l’héritage de sa carrière, l’ancien latéral droit ne cache pas que sa vie a basculé un soir de février 2016 à Kigali.

Si le football permet de gagner des titres et de l’argent, Baometu insiste sur l’importance de la préparation de « l’après ». Pour lui, tout a commencé avec cette médaille d’or continentale.
« Si j’ai pu accomplir tout ce que je fais aujourd’hui, c’est grâce à ma carrière, et surtout grâce au CHAN 2016. Tout a véritablement commencé avec ce sacre au Rwanda. Il a marqué un tournant décisif dans ma vie, aussi bien sur le plan sportif que social », confie-t-il avec émotion.
Une reconnaissance nationale et une stabilité familiale

Au-delà du terrain, c’est le statut du joueur qui a changé. Ce sacre a offert aux héros de 2016 une visibilité inédite et une reconnaissance au plus haut sommet de l’État. Junior Baometo rappelle notamment l’impact de la médaille du Mérite Sportif reçue des mains du Président de la République, un symbole qui a transformé le regard des clubs et de la société sur sa personne.
Mais la plus grande victoire de Baometo reste celle de l’ombre : la sécurité des siens. Le CHAN lui a apporté la stabilité financière nécessaire pour bâtir son foyer.
« Grâce à cela, j’ai pu fonder une famille et offrir à certains de mes enfants la possibilité d’étudier en Europe », explique-t-il aux confrères de Léopardsfoot.
DCN
