Ce mercredi 4 février 2026, le TP Mazembe a été tenu en échec par le FC Tanganyika sur un score nul et vierge (0-0) au stade Joseph Kabila de Kalemie. Ce résultat marque les débuts officiels timides du nouvel entraîneur des Corbeaux, Slimane Raho, qui n’a pas réussi à trouver la faille face à une équipe locale solidaire.
Le constat est amer pour les observateurs du football congolais : malgré un effectif pléthorique et des talents doublés à tous les postes, le staff technique des Corbeaux semble paradoxalement opter pour une prudence excessive. Ce mercredi 4 février 2026, face au FC Tanganyika, les choix tactiques du staff technique ont une nouvelle fois soulevé une vague d’interrogations. Entre frilosité défensive et manque de créativité, le « Grand Mazembe » semble chercher son identité.
L’héritage de Lamine, le défi de Raho

Pour ce choc face aux « Kalemiards » du Tanganyika, le nouvel entraîneur des Corbeaux, Slimane Raho, a choisi la continuité… au risque de l’immobilisme. Il a quasiment reconduit le onze de départ aligné par son prédécesseur contre l’AS Saint-Luc.
Pourtant, l’histoire récente aurait dû servir de leçon. Face aux Kanangais de Saint-Luc, Mazembe avait buté durant toute une mi-temps sur un score vierge, avant que l’entrée de Clefils Konga Basile ne vienne décanter la situation (3-0). Désigné « Homme du match » lors de cette rencontre, le jeune milieu créatif est pourtant retourné sur le banc ce mercredi, laissant place à une composition qui interroge.
L’énigme tactique : 6 défenseurs pour 4 attaquants ?
Le onze de départ aligné au Stade Joseph Kabila laisse perplexe : Marc Diouf dans les perches, soutenu par une ligne arrière composée de Kalume, Mujaya, Goni et Atibu. Mais c’est au milieu de terrain que le bât blesse.

En titularisant simultanément Magloire Ntambwe et Madou Zon, deux défenseurs centraux depuis le début de leurs carrières, dans l’entrejeu aux côtés de Nyembo, le staff du club lushois a de facto aligné une structure hybride de six défenseurs. Devant, le trio Kazema, Mbaya et Nkhoma s’est retrouvé sevré de ballons, faute d’un liant technique suffisant.
Un ADN trahi ?

Comment justifier une telle prudence face à des équipes dites « modestes » qui, au vu de l’effectif actuel de Mazembe, devaient jouer pour limiter les dégâts ? La titularisation de défenseurs reconvertis au milieu de terrain se fait au détriment de purs talents créatifs tels que Masini, Konga, Kikasa ou l’étincelant Mwaungulu.
Cette approche ultra-défensive trahit l’ADN offensif historique des Corbeaux. Si le résultat comptable reste l’objectif, la manière, elle, inquiète. À force de vouloir fermer le jeu plutôt que de l’imposer, le TP Mazembe risque de perdre ce qui faisait sa force : son aura d’invincibilité et cette capacité à étouffer l’adversaire dès le coup d’envoi.
Divin Casimir Ng.
