Battu par le FC MK (0-1) lors de la troisième journée du championnat national, l’entraîneur de l’AF Ufalya, Otis Ngoma, a surpris par sa réaction d’après-match. « Je viens à peine de rentrer à Kinshasa ce matin. Je ne sais pas ce qui s’est passé […] je n’ai pas préparé ce match « , a-t-il déclaré. Une sortie qui interroge, d’autant plus qu’il a disposé de près de deux mois, suffisant, pour préparer une équipe pour une saison sportive.
Certes, le technicien franco-congolais revient de Côte d’Ivoire, où il a accompagné les jeunes du FC Les Aigles du Congo au Tournoi international U17-U18 de Yamoussoukro. Mais une absence de quelques jours suffit-elle à justifier une telle prise de distance après une défaite ? Préparer une équipe, c’est aussi mettre en place une organisation capable de fonctionner en son absence.

Malheureusement, ce comportement n’est pas nouveau chez Otis Ngoma. Lorsqu’il dirigeait les Léopards A’ au CHAN en Algérie, ses explications après certaines situations avaient déjà suscité des interrogations. Il avait notamment évoqué plusieurs raisons contestées et tenu, à une occasion, des propos présentés comme étant dans une langue incompréhensible pour ses interlocuteurs.
Plus récemment, lors du CHAN organisé en Ouganda, au Kenya et en Tanzanie, le technicien s’était également illustré par des propos discourtois envers un journaliste camerounais qui l’interrogeait sur ses choix dans la conférence de presse après l’élimination des Léopards A’ au premier tour de la compétition. Autant d’épisodes qui alimentent les critiques sur sa manière de gérer les questions embarrassantes et d’assumer ses décisions.
Perdre un match est une chose ; fuir le débat sur ses responsabilités en est une autre. Avec l’AF Ufalya, Otis Ngoma est une nouvelle fois confronté à cette question : un entraîneur expérimenté ne devrait-il pas être le premier à expliquer les raisons d’une défaite plutôt que de prendre ses distances avec son équipe ?
Divin Casimir Ng.
