En désignant de nouveaux interlocuteurs de la Fédération de Karaté-do du Congo (FEKACO) et en demandant aux divisions provinciales de ne plus recevoir les correspondances de Freddy L’Akombo, le Secrétariat général aux Sports et Loisirs suscite des interrogations sur le fondement juridique de sa démarche et le respect des décisions judiciaires.
La crise de gouvernance qui secoue la Fédération de Karaté-do du Congo (FEKACO) connaît un nouvel épisode. Dans une correspondance datée du 2 novembre 2026, adressée aux chefs des divisions provinciales des Sports et Loisirs, le Secrétaire général aurait instruit ses services de ne plus recevoir les correspondances de Me Freddy L’Akombo relatives à la fédération. Plus encore, il aurait désigné Claude Tshisekedi Kalubi et Alain Pamphile Mbaka comme interlocuteurs reconnus de la FEKACO, respectivement en qualité de président et de secrétaire général.
Une démarche qui soulève une question essentielle : sur quelle base légale le Secrétariat général aux Sports peut-il décider des interlocuteurs officiels d’une fédération sportive, alors qu’un contentieux relatif à sa gouvernance a déjà fait l’objet de décisions judiciaires ?

Des décisions judiciaires au cœur du débat
Dans sa réaction du 4 novembre 2026, Freddy L’Akombo rappelle plusieurs décisions rendues par les juridictions compétentes dans le cadre du conflit de gouvernance de la FEKACO.
Il cite notamment le jugement RC 130.425 du 1er décembre 2025, qui aurait annulé la mesure de suspension prise à son encontre, ainsi que les arrêts RCA 41.766 et RCA 41.911 de la Cour d’appel de Kinshasa/Gombe, ayant déclaré irrecevables les appels introduits contre les décisions judiciaires concernées.
Ces éléments placent la correspondance du 2 novembre au centre d’un débat juridique et institutionnel. Le secrétariat général aux sports dispose-t-il d’une base légale lui permettant de prendre une telle position ? Et comment cette démarche s’articule-t-elle avec les décisions de justice invoquées par Freddy L’Akombo ?
Autant de questions qui nécessitent des éclaircissements de la part de l’administration sportive.

L’autre point sensible concerne la reconnaissance de Claude Tshisekedi Kalubi et d’Alain Pamphile Mbaka comme nouveaux interlocuteurs de la fédération.
Dans sa correspondance du 4 novembre, Freddy L’Akombo réclame justement la communication des pièces ayant conduit à cette décision. Une demande qui remet au centre du débat la transparence administrative et la régularité des actes posés dans un dossier particulièrement sensible.
En l’absence d’explications publiques sur ces fondements, la reconnaissance de nouveaux interlocuteurs risque d’alimenter davantage les contestations au sein de la fédération.
Les athlètes pris en otage par la crise institutionnelle !
Cette nouvelle confrontation intervient à quelques semaines des championnats nationaux et de l’Open International WAGENIA, programmés du 13 au 18 décembre 2026 à Kisangani, dans la province de la Tshopo.
Pendant que les responsables se disputent la légitimité et la reconnaissance institutionnelle, les athlètes, les clubs et les ligues provinciales restent exposés aux conséquences de cette instabilité.
Le risque est réel : voir les tensions administratives et judiciaires perturber la préparation et l’organisation des prochaines échéances sportives. Au-delà des protagonistes, c’est donc l’avenir immédiat du karaté congolais qui interpelle.
Le Secrétariat général attendu sur des explications !
La correspondance du 2 novembre appelle désormais des réponses précises : quel est son fondement juridique ? Quels actes justifient la reconnaissance de Claude Tshisekedi Kalubi et d’Alain Pamphile Mbaka ? Et quelle prise en compte a été faite des décisions judiciaires évoquées par Freddy L’A Kombo ? Le Secrétariat général aux Sports et Loisirs est ainsi attendu sur la clarification de sa démarche.
