Le sport congolais traverse une nouvelle zone de turbulence, marquée par des accusations récurrentes de harcèlement sexuel visant des femmes et des mineurs. Après les soupçons de pédophilie ayant fait l’objet d’enquêtes en 2023 dans football, une nouvelle affaire secoue le milieu du basketball. Selon un message vocal diffusé sur WhatsApp depuis près de deux semaines, John Ikanda, encadreur de basketball, est accusé d’avoir exercé des pressions sexuelles sur des joueuses en échange de temps de jeu et d’opportunités sportives.
D’après les éléments relayés, l’entraîneur aurait notamment invité la joueuse Arlette Ngalula Tshibangu à l’avenue Ngaliema pour un entretien. Lors de cette rencontre, il aurait tenté de l’embrasser dans un endroit isolé. La jeune femme, n’ayant pas apprécié ce geste, aurait par la suite confié les faits à ses proches.
Dans l’enregistrement qui circule, une voix attribuée à John Ikanda tient des propos explicites :
« Arlette, je suis déçu de ce que tu as raconté à tes amies. […] Coucher avec toi n’a pour seul but que de te faire progresser, car j’ai une meilleure connaissance du basket que plusieurs dirigeants. »

Toujours selon ce document sonore, l’entraîneur aurait conditionné son pardon à des relations sexuelles :
« Une fois, je pardonne. Mais la deuxième fois, je dois impérativement coucher avec toi. Si tu refuses, tu ne joueras plus et je bloquerai ta licence jusqu’à ce que tu fasses ce que je demande. »
Ces révélations suscitent une vive indignation dans l’opinion sportive. Plusieurs observateurs dénoncent des pratiques présumées d’exploitation sexuelle dans certaines structures sportives, où des joueuses seraient contraintes d’échanger des faveurs intimes contre des sélections, du temps de jeu ou des transferts.
À ce stade, aucune réaction officielle des instances sportives n’a encore été rendue publique.
