Les contestations portées par certains candidats invalidés aux élections du Comité exécutif de la FECOFA soulèvent désormais une interrogation : que recherchent réellement ces candidats à travers leurs multiples démarches, alors qu’eux-mêmes n’avaient pas rempli les exigences administratives imposées par le code électoral ? Il suffit de lire les décisions de la Commission électorale, pour comprendre que ces invalidations sont avant tout une application stricte des textes, plutôt qu’une volonté d’écarter certains prétendants.
Le cas de Jean-Claude Mukanya illustre parfaitement cette situation. Sa candidature a été rejetée pour non-respect des exigences prévues par le code électoral. Le candidat n’avait fourni qu’une seule lettre de parrainage, celle du club AC Matonge, alors que l’article 9, point C, exige clairement deux lettres de soutien signées par des membres de la FECOFA. Une irrégularité suffisante pour rendre sa candidature irrecevable.
Même constat pour la liste conduite par Christophe Shabani Nonda; lui d’ailleurs s’est retiré du processus. Après examen des dossiers, seuls trois membres sur quinze remplissaient effectivement les critères réglementaires. Face à cette accumulation d’insuffisances administratives, la Commission électorale ne disposait pratiquement d’aucune marge de manœuvre.
Rainier-Patrice Mangenda, très actif sur la scène médiatique depuis l’invalidation de sa candidature, fait particulièrement parler de lui. Selon certaines sources, les pressions et démarches engagées autour de l’annulation du scrutin pourraient également s’inscrire dans une logique de repositionnement, avec l’objectif de se frayer une place au sein du prochain Comité exécutif de la FECOFA. Il veut être nommé secrétaire général.
Pourtant, à l’analyse des éléments relevés par la Commission électorale de la FECOFA, sa candidature semble avoir été rejetée sur des bases réglementaires solides. Avant même les contestations, sa liste ne répondait déjà pas aux exigences administratives imposées à tous les candidats.
La Commission lui reproche notamment d’avoir tenté de modifier la composition de sa liste après la clôture des candidatures, une démarche interdite par l’article 8 du code électoral. À cela s’ajoute l’absence de dossiers valides pour les candidatures féminines de la liste initiale, tandis que les personnes proposées en remplacement ne remplissaient pas non plus les critères d’éligibilité.
L’heure n’est désormais plus aux distractions ni aux polémiques stériles. Les élections du Comité exécutif de la FECOFA se tiendront bel et bien le 20 mai prochain, conformément au calendrier établi par la Commission électorale.
Pendant que certains multiplient les contestations et les sorties médiatiques, Véron Mosengo-Omba reste l’unique candidat en lice après validation de son dossier. Il devrait ainsi être élu président du Comité exécutif de la FECOFA pour un mandat de cinq ans, avec pour mission de poursuivre la restructuration et le développement du football congolais.
Divin Casimir Ng.
