Alors que le football de la République Démocratique du Congo traverse une période charnière de son histoire, une figure administrative s’est imposée par sa rigueur, sa technicité, son leadership, son intégrité et sa cohérence dans les idées : Lily Tshimpumpu Wabidiya. Nommée Secrétaire Générale de la Fédération Congolaise de Football Association (FECOFA) par le Comité de Normalisation (CONOR), avant de prendre les commandes de l’intérim de l’instance. Cette gestionnaire chevronnée a su maintenir le cap de l’institution malgré les tempêtes. Portrait d’une « dame de fer » qui a concrétisé la modernisation administrative du ballon rond congolais.
Un héritage prestigieux, une expertise incontestable

Fille de l’illustre chroniqueur sportif et ancien ministre des Sports Lucien Tshimpumpu wa Tshimpumpu, Liliane Tshimpumpu Wabidia n’est pourtant pas un simple nom dans l’écosystème sportif. Journaliste de formation diplômée de l’UNISIC (ex-IFASIC) et chef d’entreprise, elle a forgé sa réputation sur le terrain de l’efficacité. Son parcours est aussi élogieux que son tempérament. Lily a dirigé avec brio la Commission Nationale de Football Féminin (CNFF), posant les bases de la structuration de cette discipline, tout en mettant ses compétences managériales au service du Comité de gestion de la LINAFOOT. Sa maîtrise des textes, sa polyvalence managériale et sa parfaite connaissance des rouages réglementaires de la FIFA et de la CAF ont fluidifié les relations internationales de la fédération. La rigueur administrative et le leadership de Lily Tshimpumpu à la tête de l’administration de la FECOFA sont une leçon d’élégance administrative et opérationnelle.
Contentieux du DCMP : Remettre la responsabilité là où elle se trouve
Madame Lily Tshimpumpu occupe aujourd’hui un poste clé à la tête de l’administration de la Fédération Congolaise de Football Association (FECOFA). Son parcours sans faute et son engagement indéfectible au sein de l’instance faîtière témoignent d’une seule volonté : servir le football congolais avec dévouement. A un poste aussi exposé, la gestion quotidienne des dossiers administratifs complexes, le maintien des relations stratégiques avec la FIFA et la CAF, ainsi que l’accompagnement des clubs locaux constituent une mission titanesque. Sans être personnellement accusée de malversation, elle a été prise pour cible au cœur du conflit administratif opposant le Daring Club Motema Pembe (DCMP) aux instances du football national et international. En tant que principale responsable administrative de la fédération, elle a subi la colère et les critiques de certains supporters des « Immaculés » en raison des lourdes sanctions appliquées contre leur club.
Le public sportif congolais a légitimement à cœur de voir ses clubs historiques, dont le Daring Club Motema Pembe (DCMP), sortir définitivement des vagues de contentieux juridiques pour retrouver la stabilité. Cependant, une mise au point factuelle s’impose : il incombe exclusivement au club de trouver un compromis avec ses créanciers. Ce rôle n’appartient en aucun cas à la fédération, et encore moins à sa Secrétaire Générale.
Lorsque la FIFA prononce des sanctions sportives ou financières, celles-ci découlent de manquements réglementaires stricts et non de l’influence de la Secrétaire Générale d’une fédération nationale. De plus, lorsqu’une équipe règle ses créances, elle doit également s’acquitter des amendes et pénalités exigées par l’instance internationale.
Le comité de direction du DCMP n’a apuré que trois dossiers litigieux. Concernant le cas emblématique d’Otis Ngoma, le club n’a encore effectué aucun versement. Il ne s’agit donc pas d’un problème imputable à la Secrétaire Générale actuelle, puisque cette problématique structurelle du DCMP remonte à la période du premier Comité de Normalisation (CONOR) et à l’administration d’Innocent Kibundulu, alors Secrétaire Général de la FECOFA.
La réussite des missions critiques : L’urgence électorale et sportive

Là où plusieurs comités de gestion s’étaient enlisés, Lily Tshimpumpu a fait preuve d’une efficacité chirurgicale. Reconnue par les observateurs de la scène sportive ainsi que par la nouvelle direction de la fédération, elle a relevé des défis colossaux en un temps record :
- Respect strict de la feuille de route électorale : Elle a orchestré l’organisation transparente et le respect des délais imposés par la FIFA pour la tenue des scrutins de la Linafoot, de la Linafj, de la Linaff et de la FECOFA elle-même.
- Stabilité des compétitions nationales : Sous sa direction, le suivi des dossiers sensibles (comme les play-offs de l’Illicocash Ligue 1) et l’administration des championnats se sont déroulés sans heurts majeurs.
- Appui logistique aux sélections : Elle a assuré un soutien administratif rigoureux aux Léopards en pleine campagne internationale, notamment pour sécuriser la qualification historique de la RDC pour la Coupe du Monde.
La gestion réussie de la transition et de l’organisation des élections de la FECOFA par Lily Tshimpumpu démontre ses compétences exceptionnelles en leadership de crise, en gouvernance administrative et en gestion des processus électoraux. En tant que Secrétaire Générale et présidente intérimaire, elle a su mener à bien une période délicate et transmettre les dossiers officiels au nouveau président, Véron Mosengo-Omba.
Le visage d’un leadership féminin inspirant
Au-delà des chiffres et des calendriers respectés, Lily Tshimpumpu incarne la montée en puissance du leadership féminin dans les instances décisionnelles du sport africain. Par son approche managériale qualifiée de « saine et rigoureuse », elle prouve que la modernisation du football congolais passe inévitablement par une administration d’élite, imperméable aux pressions extérieures et entièrement dévouée aux textes réglementaires.
Une efficacité prouvée sur le terrain

L’histoire récente plaide en sa faveur. Lyly Tshimpumpu est la dirigeante qui a réussi l’exploit d’organiser des élections fédérales transparentes et réussies, là où deux Comités de Normalisation (CONOR) successifs avaient échoué. C’est cette femme battante, loyale et techniquement compétente que les sportifs, les clubs, les ligues et les entités subdélégations souhaitent voir poursuivre sa mission salvatrice à la tête de l’administration de la FECOFA.
Le défi actuel de Madame Lyly Tshimpumpu reste un défi collectif. Il exige du temps, des réformes profondes et un travail d’équipe rigoureux autour du nouveau Président de la FECOFA, Monsieur Véron Mosengo-Omba. Plutôt que de céder aux sirènes de la division et de la diffamation stérile, le monde du football congolais doit résolument choisir la voie de la construction. Soutenir celles et ceux qui se battent au quotidien pour moderniser l’administration du sport roi est un devoir. Une fédération forte se bâtit impérativement avec des femmes fortes et compétentes à tous les niveaux de responsabilité. A cet égard, Madame la SG Lily Tshimpumpu mérite le respect et le soutien total de tous les acteurs du milieu dans l’exécution de sa lourde mission.
Alors que la FECOFA ouvre un nouveau chapitre, le travail de titan abattu par Lily Tshimpumpu restera une référence solide et un modèle de transition réussie pour l’histoire du sport en République Démocratique du Congo. Malgré l’absence d’une passation technique officielle (remise-reprise) de la part du deuxième Comité de Normalisation (CONOR), Madame Lily Tshimpumpu a su faire preuve d’un grand sens de l’Etat et d’une honnêteté administrative rare. En restituant l’intégralité des dossiers en toute transparence, elle pose un acte de responsabilité qui tranche avec les manquements précédents.
