Dans une atmosphère électrique digne des plus grands derbys continentaux, le stade Tata Raphaël de la Kethulle a vibré, ce samedi 31 janvier, au rythme de la 18e journée de l’Illicocash Ligue 1. Si le spectacle était au rendez-vous sur la pelouse entre le FC Les Aigles du Congo et l’AS Vita Club (0-0), c’est un homme en noir qui a focalisé toutes les attentions par sa maîtrise : le jeune arbitre international Salomon Kabila Kiniatu.
Diriger une rencontre d’une telle intensité, où chaque contact déclenche l’embrasement des gradins et la contestation des bancs de touche, relève souvent de la haute voltige. Pourtant, Salomon Kabila, a transformé ce défi en une véritable démonstration de pédagogie et de fermeté.
Le « style Ndala » au service du jeu…
Tout au long de la partie, le jeune officiel a fait preuve d’un calme olympien, rappelant la prestation historique de Jean-Jacques Ndala lors de la finale de la dernière Coupe d’Afrique des Nations; Sénégal – Maroc (1-0). Que ce soit dans la gestion des duels virils ou dans le discernement lors des phases litigieuses dans la surface, Kabila a toujours été idéalement placé, prenant ses responsabilités avec une autorité naturelle qui a fini par imposer le respect aux vingt-deux acteurs.
Dans un match où la tension était palpable dès l’échauffement, il a su laisser le jeu se développer sans jamais perdre le contrôle des émotions des joueurs. Sa lecture du jeu, son sens du placement et sa communication constante ont permis de garder la rencontre dans un cadre purement sportif, malgré l’enjeu crucial de cette 18e journée.
La relève est assurée

Pour les observateurs avertis du football congolais, cette prestation n’est pas une surprise, mais une confirmation. Alors que Olivier Safari Kabene et Jean-Jacques Ndala portent haut les couleurs de l’arbitrage congolais sur la scène internationale, Salomon Kabila prouve qu’il est plus qu’un simple espoir : il est le présent et le futur du sifflet en République Démocratique du Congo.
À l’issue de ce duel entre les Samouraïs des Aigles et les Moscovites de Vita, le constat est unanime : Salomon Kabila, le néo arbitre international (FIFA), a une fois de plus prouvé que l’arbitrage congolais est en train de franchir un nouveau palier d’excellence.
DCN
