Tout est bien qui finit bien. La 16e édition des championnats nationaux de lutte appartient désormais au passé. Pendant trois jours, les férus de cette discipline ont été émerveillés par la qualité, la technique et la détermination des athlètes, qui ont tenu en haleine tous les passionnés de cet art.
Cette édition marque une première réussite pour le comité dirigé par l’honorable Erick Kinzambi, notamment grâce à l’introduction de la digitalisation dans l’organisation du championnat.
« Nous avons organisé ce championnat à notre manière. Nous avons fait un effort pour innover, notamment avec ce que vous appelez la digitalisation. Ce n’est qu’une première tentative et nous allons continuer à progresser », a-t-il déclaré.
La compétition s’est déroulée en trois styles, à savoir la lutte gréco-romaine, la lutte libre olympique et la lutte féminine. La ville-province de Kinshasa s’est classée à la première place, suivie de la Police nationale congolaise, tandis que les FARDC complètent le podium.
Au total, 255 athlètes ont pris part à cette 16e édition des championnats nationaux de lutte, dont 27 dames et 228 messieurs.
Après cette étape nationale, cap est désormais mis sur le championnat d’Afrique prévu le mois prochain à Alexandrie, en Égypte. Les athlètes sont ainsi appelés à se remettre rapidement au travail afin de bien préparer cette échéance continentale.
Dans la même optique, le président de la fédération a insisté sur l’importance de l’encadrement de la jeunesse :
« Avec votre accompagnement, nous voulons éviter que la jeunesse reste dans la rue ou sombre dans la perversion. Comme le disait l’ancien président Mobutu, “le Congo de demain appartient à la jeunesse d’aujourd’hui”. C’est cette jeunesse que nous encadrons pour bâtir un Congo debout. »

Par ailleurs, une leçon importante se dégage de cette compétition : l’écart technique entre les athlètes de Kinshasa et ceux des provinces. Une situation que la Fédération congolaise de luttes associées (FECOLUTTA) entend corriger rapidement.
« Des techniciens seront déployés en provinces pour relever le niveau des athlètes. Il ne faut pas oublier que le prochain championnat d’Afrique sera organisé ici en 2027, et le pays pourra aligner jusqu’à 100 athlètes. Nous avons donc l’obligation de nous préparer en conséquence pour le championnat d’Afrique Kinshasa 2027 », a ajouté Erick Kinzambi.
Après quelques jours de repos, les Léopards lutte entreront en préparation dès le 25 mars en vue du championnat d’Afrique Égypte 2026.
Freddy TULE
