Retards dans l’organisation des compétitions, multiplication des litiges administratifs, violences dans les stades et soupçons sur l’intégrité de certaines rencontres. Pour le Secrétaire Général de l’Union des Footballeurs du Congo (UFC), Fiston Mwange, la saison sportive 2025-2026 a mis en lumière les profondes failles qui fragilisent le football congolais.
Lors d’une récente intervention, le responsable de l’organisation syndicale a dressé un constat sévère de l’exercice écoulé, tout en réaffirmant la mission première de l’UFC : défendre les droits et préserver la carrière des footballeurs, souvent pénalisés par des dysfonctionnements qui échappent à leur responsabilité.
Le non-respect du calendrier, une atteinte aux droits des joueurs

Pour l’UFC, le non-respect du calendrier sportif constitue l’un des principaux échecs de la saison. En prolongeant les compétitions au-delà des délais initialement fixés, les organisateurs exposent les joueurs à une surcharge de travail et compromettent leurs droits professionnels.
« On fait travailler le footballeur au-delà du délai prévu. C’est le premier aspect qui prouve que la saison n’a pas été bonne du tout », a regretté Fiston Mwange, rappelant qu’un footballeur est avant tout un travailleur dont les droits doivent être respectés.
Les joueurs, premières victimes des conflits administratifs

Le Secrétaire général de l’UFC s’est également inquiété de la multiplication des litiges liés aux transferts, aux enregistrements et aux qualifications des joueurs. Selon lui, ces différends administratifs ternissent l’image du football national et mettent injustement les athlètes au cœur de polémiques dont ils ne sont pas responsables.
« Aucun joueur n’effectue lui-même la procédure administrative pour son propre intérêt. Il se remet entre les mains des administratifs des clubs qui gèrent les enregistrements, les transferts et les autres formalités. Pourtant, il se retrouve au centre d’une situation qui risque de tacher l’image de sa carrière. L’UFC est en train de se pencher sur cette question afin de préserver l’image et la carrière de ces joueurs », a-t-il déclaré.
À travers cette prise de position, l’Union des Footballeurs du Congo entend jouer pleinement son rôle de défenseur des intérêts des joueurs, en les protégeant des conséquences des erreurs administratives commises par leurs clubs.
L’UFC veut participer à la refondation du football congolais

Au-delà des questions administratives, Fiston Mwange a dénoncé la recrudescence des violences dans les stades, les contestations récurrentes de l’arbitrage ainsi que les soupçons de manipulation de certains matchs, autant de facteurs qui, selon lui, témoignent du mauvais état de santé du football congolais.
Face à cette situation, l’UFC entend passer à l’action. Son Gecrétaire Général a annoncé l’ouverture prochaine de concertations avec les nouvelles autorités dirigeantes du football national.
« Nous comptons rencontrer les nouvelles autorités qui dirigent actuellement le football congolais afin d’échanger sur toutes les questions liées à l’intégrité, aux matches arrangés, au statut professionnel des joueurs ainsi qu’aux désordres et aux troubles observés dans les milieux sportifs », a-t-il annoncé.
Par cette initiative, l’Union des Footballeurs du Congo ambitionne de contribuer à l’assainissement du football national en plaçant la protection des joueurs, le respect des règles et l’intégrité des compétitions au cœur des réformes à venir.
